Question posée en séance plénière au ministre des Affaires sociale, David Clarinval. Le compte-rendu est à retrouver ici.

Ma question :

Monsieur le ministre, force est de constater que votre bébé est une véritable bombe à retardement. Selon votre ministre du Budget, ce dispositif a pesé à hauteur d’un demi-milliard d’euros dans le budget 2025. Cela vous fait rire, j’adore!

Pas plus tard que ce matin, une enquête de Partena a démontré que ce coût est appelé à croître car le système transforme des heures cotisées en heures exonérées. Cela devrait, me semble-t-il, vous inquiéter, dès lors que 22 % des travailleurs qui envisagent d’exercer un flexi-job prévoient également de réduire leur temps de travail. Cette situation fait écho aux avertissements que nous vous adressions lorsque vous avez décidé d’étendre ce mécanisme à l’ensemble des secteurs. Comme à votre habitude, vous n’avez rien écouté.

Monsieur le ministre, l’un des sujets qui suscitent aujourd’hui une vive inquiétude au sein de la population est l’extension des flexi-jobs aux garderies. La Ligue des familles tire la sonnette d’alarme et des parents s’inquiètent, notamment de l’impact que la rotation des travailleurs – en l’occurrence, des travailleuses – pourrait avoir sur le développement cognitif et affectif des tout-petits. Dès lors, un véritable impact de cette extension a-t-il été mesuré, ou avançons-nous à l’aveugle?

Par ailleurs, monsieur le ministre, la révision du régime des flexi-jobs suggérée par le ministre du Budget fait-elle partie des pistes actuellement sur la table des négociations? Quel est le coût estimé de cette extension pour 2026 et 2027? Enfin, entendez-vous corriger ce dispositif avant de réclamer de nouveaux efforts à ceux qui ont déjà payé, notamment les pensionnés et les malades?

Réponse du ministre :

Monsieur le ministre, vous nous répétez toujours un peu la même chose mais je pense que, à un moment, tout le monde a bien compris. Vous donnez des heures de travail à des personnes qui travaillent déjà ou à des pensionnés plutôt qu’à des personnes qui cherchent du boulot. Des jeunes qui sortent des études, des personnes qui ont été licenciées – par exemple bientôt de chez GSK – ont besoin de ces heures-là mais ne peuvent pas accéder au marché de l’emploi ni à des opportunités professionnelles, à des possibilités de se stabiliser dans la vie, de pouvoir contracter un emprunt pour s’acheter une maison, etc. Ils n’y ont pas accès en raison de cet avantage qu’ont les entreprises à créer ces systèmes-là. Vous pouvez dire « non » tant que vous voulez, c’est la pure vérité, c’est ce que les études démontrent mois après mois, monsieur le ministre.

Vous me parlez du secteur de la petite enfance mais en fait on voit déjà les conséquences que cela pourra avoir sur le terrain, notamment en termes d’impact sur les travailleuses elles-mêmes qui me disent craindre que leurs heures de qualité, donc plutôt en période normale.