Question d’actualité posée en séance plénière au ministre des Affaires sociales, Frank Vandenbroucke. Le compte-rendu est à retrouver ici.
Ma question :
Monsieur le ministre,
Voici quatre mois, nous débattions ici du statut des aidants proches. Je vous rappelle que vous étiez à deux doigts de supprimer le revenu de milliers d’aidants proches en Belgique.
Il est vrai que la situation n’était pas idéale, car un aidant proche ne devrait pas dépendre d’allocations de chômage. Convenons cependant que tout le monde s’en accommodait relativement bien, parce que, pour le coût modeste d’une allocation de chômage, l’État bénéficiait de personnes qui assurent, jour et nuit, 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, l’accompagnement d’un proche lourdement dépendant.
L’association Aidants Proches a d’ailleurs chiffré l’économie réalisée grâce à cet engagement : elle l’estime à près de 12 milliards d’euros pour les finances publiques.
Vous aviez pourtant omis d’anticiper cette situation et vous vous apprêtiez à exclure purement et simplement ces personnes du chômage. Heureusement, une solution transitoire a été trouvée in extremis grâce au travail de terrain et à la mobilisation constante des associations qui n’ont cessé de vous alerter.
Mais je dis bien transitoire. Avec 760 euros par mois, même pour les aidants proches isolés, cette situation n’est pas tenable à long terme.
Monsieur le ministre, combien de personnes se sont déclarées dans le délai d’un mois que vous leur avez laissé pour être reconnues comme aidants proches ?
Par ailleurs, quelles démarches ont été entreprises pour informer les personnes concernées ? Je pense notamment à des courriers de l’ONEM, à une information adressée au médecin du proche aidé ou encore à une mobilisation des CPAS afin de garantir l’accès à une information correcte.
J’en viens à ma question principale : où en est le texte ?
Vous avez promis à ces personnes une solution pérenne, un véritable statut d’aidant proche inscrit dans la loi. Pourtant, excusez-moi, mais nous ne voyons toujours rien venir.
Vous avez mis les bouchées doubles pour faire adopter les textes sur les flexi-jobs, le malus pension ou encore les périodes d’essai. Mais pour les aidants proches, pour l’instant : niks, nada, que dalle.
Monsieur le ministre, où en est ce texte ?
Et, s’il vous plaît, ne me dites pas que vous avez simplement lancé un groupe de travail.
Réponse du ministre :

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