Question posée au ministre de la Mobilité, Jean-Luc Crucke. Le compte-rendu est à retrouver ici.
Ma question :
Monsieur le ministre,
Les festivals d’été, fleurons belges, pointent leur nez. Des milliers de Belges, jeunes et moins jeunes, vont en profiter d’ici quelques jours, mais également des personnes venant d’un peu partout en Europe. Chaque année, je vous interroge sur l’offre de trains de nuit pour le retour, étant donné que tout le monde ne loge pas au camping lors de ces événements. Chaque année, on constate une offre de trains de nuit pour partir après la fin des concerts vers la Flandre et une offre absente du côté francophone.
Cette année, cela n’a pas raté, étant donné que, de nouveau, pour rentrer de Werchter, il existe une possibilité de train de nuit vers Ostende, Anvers, Gand; du Pukkelpop vers Bruges et Anvers-Central; Tomorrowland, idem: train de nuit à la fin des concerts pour Anvers, Berchem et Anvers-Central. Par contre, si l’on regarde Dour ou LaSemo, aucun train de nuit n’est prévu. D’une part, c’est une injustice vis-à-vis des spectateurs francophones qui se rendent dans ces festivals et qui sont également très nombreux. Et, d’autre part, c’est également une absence de mesures qui a un impact en matière de sécurité. On sait à quel point la question de la sécurité routière en Belgique est un problème. Le Belge a quand même une tendance à prendre le volant, quel que soit son état. Par conséquent, il est quand même indispensable de pouvoir proposer des alternatives. Sinon, on sait bien quelles seront les conséquences.
Donc, monsieur le ministre, quelles actions avez-vous entreprises pour tenter de renforcer cette offre? Elles n’ont visiblement pas abouti. Ou bien n’en avez-vous tout simplement pas entrepris?
Je vous remercie.
La réponse du ministre :
Madame Schlitz, pour votre question, la SNCB peut également développer, en dehors de ses missions de service public, des initiatives commerciales pour certains événements, comme pour des grands festivals, pour autant qu’elles ne portent pas atteinte au service public et que les coûts et recettes soient comptabilisés séparément.
La mise en place de trains de nuit pour les festivals se fait à la demande des organisateurs d’événements. Il n’est donc pas régi par le contrat de service public de la SNCB. Ces trains supplémentaires font l’objet d’un accord commercial entre la SNCB et l’organisateur de l’événement. Pour toute question à ce sujet je vous invite, bien évidemment, à prendre contact avec les organisateurs de l’événement.
J’ajoute que, si des demandes précises ont été formulées par les organisateurs – ce dont je ne dispose pas à ce stade – je vous invite à me les transmettre. Je pourrai alors engager un échange plus direct avec la SNCB à ce sujet. En effet, je ne souhaite pas que l’on opère, en la matière, une quelconque discrimination entre le nord et le sud du pays.
Ma réplique :
Monsieur le ministre, je vous remercie pour cette réponse.
Je pense qu’il existe, en effet, deux manières d’agir. Rien n’empêche la SNCB de prendre spontanément contact avec des opérateurs de grands festivals afin d’examiner avec eux la possibilité d’une offre adaptée. Cela fait partie des missions qu’elle pourrait développer. C’’est précisément l’un des reproches que je formule ici.
Il me semble qu’un contact pourrait être pris, par le service commercial de la SNCB, avec les équipes organisatrices des Ardentes afin d’évaluer avec elles les offres susceptibles d’être proposées, en tenant compte des publics qui fréquentent le plus le site.
Je pense que de nombreux Bruxellois se rendent au festival Les Ardentes. Jeudi prochain, le concert de Theodora rassemblera un monde fou – j’y serai personnellement. Vous aussi? Nous y nous y croiserons. La gare d’Ans est située à quelques kilomètres du site et est reliée au site par une navette. Mettre en place un train de nuit pour ramener le public à la fin des concerts est une opération à la fois de sécurité routière et un service rendu aux festivaliers. Tout le monde serait gagnant. Je ne comprends pas que cela ne puisse pas se mettre en place. La mentalité du « tout à la voiture » a la vie dure, mais elle doit changer, tant par rapport aux enjeux climatiques qu’aux enjeux de sécurité routière. J’espère que, pour l’année prochaine, la SNCB prendra des contacts spontanés avec les différentes festivals pour définir une offre qui convienne au plus grand nombre.
Je vous remercie.

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