Question posée en commission au Premier ministre, Bart De Wever. Le compte-rendu est à retrouver ici.

Ma question :

Monsieur le premier ministre, cette confection de budget est clairement interminable. Je peux vous dire que c’est assez pénible! Cela fait maintenant des semaines que cela dure: des étalages dans la presse, des vetos, des trophées, des changements de trajectoire. On est le 21 octobre 2026 et on ne sait toujours pas quels sont véritablement vos objectifs chiffrés ni à quelle échéance vous souhaitez les atteindre.

Honnêtement, je pense que vous pouvez être d’accord avec moi, il y a un gros problème de méthode. Ce qui est incroyable, c’est qu’on se retrouve exactement dans la même situation que l’année dernière! Pourtant, en septembre, on y a cru, on pensait que vous faisiez un petit coup de poker, que vous faisiez semblant de ne pas y arriver pour quand même, le 13 octobre, nous faire un grand « Haha, voici mon budget, les députés »! Mais en fait, rien ne s’est passé et maintenant, chaque jour qui passe, on attend de savoir si on va ou pas modifier tout notre agenda pour venir évoquer votre budget. Et chaque jour, on doit bien constater que ce n’est pas le cas. Vous avez de nouveau échoué hier soir, et vous allez reprendre le travail ce soir.

Petit conseil: je pense que négocier la nuit n’est pas forcément ce qu’il y a de meilleur ni pour votre santé ni pour prendre les meilleures décisions. Donc ce que je vous conseillerais, c’est de mettre en place de vraies réunions de travail qui commencent à un horaire normal, à 9 heures du matin, jusqu’à 17 heures, avec un planning de travail, des notes qui ont été un peu concertées en amont pour s’assurer qu’il n’y ait pas de blocage d’emblée dès le début de la discussion. Là, je pense que vous pourriez peut-être commencer à voir le bout du tunnel de vos négociations budgétaires.

Monsieur le premier ministre, vous avez clôturé vos négociations à minuit et demie cette nuit. Pouvez-vous nous dire à ce stade où en est votre objectif? Êtes-vous toujours sur les 10 milliards d’euros en trois ans? On peut lire dans la presse que votre dernière note prétend faire des économies sur ceux qui ont déjà largement contribué. Pouvez-vous confirmer cela?

J’ai pu lire que vous proposez, non plus d’augmenter la TVA de 21 à 22 %, ce qui était déjà une mauvaise idée, je le précise, mais d’en revenir à votre fameux chameau puant de l’année dernière – vous faites du recyclage, ce que je salue, mais dans ce cas-ci pas tant que ça. J’entends en effet parler d’une hausse de la TVA sur le bois de chauffage et sur les nuits de camping. Pouvez-vous nous dire quel est le projet de société que vous visez lorsque vous voulez taxer davantage ceux qui vont camper? Qu’ont-ils fait de mal? Je ne comprends pas! A priori, ce sont tout de même les ménages les plus modestes, et le camping peut justement soutenir l’économie du tourisme, notamment en Wallonie – c’est peut-être cela qui vous dérange. Expliquez-moi un peu quel est le projet de société derrière ces deux augmentations de TVA.

Vous souhaitez également augmenter la TVA sur les fleurs. Mais que vous ont fait les fleuristes, monsieur le premier ministre? Avez-vous un problème avec eux? Expliquez-moi l’objectif de cette augmentation!

Par ailleurs, vous envisagez des coupes spectaculaires dans les soins de santé. C’est tout de suite beaucoup moins drôle. Je souhaite me tourner vers Les Engagés, qui avaient fait d’une telle coupe un « no pasaran » ferme durant la campagne électorale. C’était même leur principal point programmatique. Ils promettaient ainsi une augmentation, à hauteur des moyens, de la norme de croissance. J’espère donc que c’est la ligne rouge absolue pour Les Engagés. Dans le cas contraire, nous n’allons plus rien comprendre à ce que fait ce parti dans ce gouvernement, sinon pour y avaler des couleuvres depuis le début.

On parle d’une baisse de la norme de croissance et d’une restriction imposée au statut BIM. Cette réforme doit être entreprise, mais j’espère qu’elle le sera dans le bon sens. La hausse du ticket modérateur vise à faire payer davantage le patient lorsqu’il va consulter un médecin. Avez-vous également intégré dans votre budget l’augmentation du nombre de gens qui renoncent à se soigner, faute de moyens? C’est un élément tangible qui apparaît dans plusieurs rapports. Avez-vous réfléchi à cet aspect?

Vous envisagez d’aller chercher l’argent chez les plus fragiles et les malades. Il est aussi question des retraités, dont vous pensez à geler le pécule de vacances. C’est également une idée que j’ai vu passer. Après avoir plafonné l’indexation des retraites de plus de 2 000 euros bruts – montant qui ne me semble pas particulièrement indécent pour une pension –, imposé un malus pension pour nos futurs retraités, après la Région wallonne qui a décidé d’augmenter le loyer des maisons de repos et qui ne va rien investir pour les adapter au dérèglement climatique, on se dit: « Allons-y! », parce que ce public semble se défendre moins bien et qu’il bénéficie, en tout cas, d’une moindre écoute de votre part. Vous décidez donc d’aller chercher l’argent chez nos retraités présents et à venir. Je ne comprends pas non plus cette stratégie.

En revanche, nous avons entendu parler d’une contrepartie qui consisterait à chercher 750 millions d’euros chez les épaules les plus larges. Ce montant me semble complètement sous-estimé par rapport à ce qui est à votre portée, monsieur le premier ministre. Nous connaissons les montants qu’il est possible de dégager dans la lutte contre la fraude fiscale, qui cause pour l’État une perte estimée à 30 milliards d’euros. Un chemin est également possible, et nous en avons déjà parlé, en vue d’une taxe sur le patrimoine. Nous proposons de trouver de la sorte 3 milliards d’euros dès 2027.

Par ailleurs, nous ne trouvons rien non plus sur la globalisation des revenus, qui constituerait pourtant une véritable mesure de justice fiscale. Taxer de la même manière un euro gagné par la spéculation immobilière, par des jeux en bourse ou par le travail me paraîtrait être la moindre des choses pour des partis qui affirment à quel point le travail doit être davantage respecté. Il faut bien que l’argent provienne d’autres sources, mais vous persistez manifestement à faire un blocage sur ce point.

Rien n’est indiqué non plus concernant les montants faramineux que l’État verse aux entreprises, et ce, en plein scandale GSK. Alors que l’on recherche des montants aussi élevés, n’est-il pas temps d’enfin évaluer les 25 à 50 milliards d’euros octroyés chaque année à nos entreprises, sans aucune vérification de leur impact ni de l’objectif poursuivi? En termes de bonne gouvernance, la moindre des choses serait de s’assurer que cet argent public est utilisé de la bonne manière et de pouvoir réévaluer ces montants qui restent énormes.

On n’entend pas non plus une seule mesure relative à l’adaptation climatique. Nous avons bien compris que la question climatique ne vous intéresse pas beaucoup. Par contre, vous vous intéressez aux finances – vous nous le répétez assez – et je m’étonne que quelqu’un qui se présente comme un gestionnaire, après un été qui a coûté 6 milliards d’euros à la Belgique, n’envisage pas une seule seconde d’agir pour éviter que ce coût ne soit pas aussi élevé l’année prochaine. Il y a là un angle mort énorme dans votre budget. En refusant de tenir compte de cette donne, vous allez simplement aggraver le déficit.

Monsieur le premier ministre, le kern n’a pas abouti et vous reprenez vos travaux cette nuit. Quelles propositions figuraient dans la version de la note discutée hier soir? Quelles ont été les conclusions de vos discussions? Sur quelle base allez-vous redémarrer les discussions ce soir? Comptez-vous encore faire peser davantage l’effort budgétaire sur la majorité des citoyens ou chercherez-vous enfin d’autres sources de financement? Inclurez-vous la question climatique dans votre budget? À défaut, prendrez-vous en compte dans vos prévisions l’impact financier de l’inaction climatique? Enfin, intégrerez-vous également dans votre modèle l’impact de l’appauvrissement de la population sur les recettes de l’État, notamment en termes d’effets retours?

Réponse du ministre :

Chers collègues, je vous remercie pour vos nombreuses questions et me réjouis de l’intérêt marqué que suscitent les travaux budgétaires. J’ai également compris que je vous avais particulièrement manqué lors de la séance plénière de la semaine dernière. J’en suis très touché. Cependant, j’avais des obligations européennes qui primaient les travaux parlementaires. Il en a toujours été ainsi pour tout premier ministre lorsque le Conseil européen coïncide avec l’heure des questions d’actualité.

Ik kan u alleszins garanderen, voor degenen die daaraan twijfelen, dat ik echt geen angst heb om voor het Parlement te verschijnen. Integendeel, de uren die ik hier doorbreng, zijn doorgaans de gezelligste van mijn hele werkdag. Als ik ze vergelijk met de andere uren, zit ik hier heel graag. Ik kom hier ook elke keer verrijkt buiten, na het aanhoren van al uw inzichten, zeker van de collega’s die ze heel humoristisch kunnen brengen, met heel veel puntige oneliners. Er is ook vandaag weer heel wat afgelachen. Dat is aangenaam, vergis u niet. Ik heb er helemaal geen schroom voor om naar hier te komen.

U ondervraagt mij natuurlijk op een moment waarop ik als eerste minister weinig kan zeggen. Dat is vervelend voor een politicus, want ik zou niets liever willen dan het debat met u aangaan. Op de dingen die ik hier allemaal heb gehoord, kan ik als eerste minister niet reageren. Ik kan alleen ongeveer de stand van zaken binnen de regering geven. Er is echter geen stand van zaken te geven. Dat weet u allemaal.

Sommige dingen die ik hier hoor, prikkelen mij enorm. Als ik de collega van Ecolo de bois de chauffage, het brandhout hoor verdedigen en hoor zeggen hoe erg het zou zijn als daar iets aan zou gebeuren, dan vraag ik mij af of dat dezelfde mensen zijn die voor het klimaat gaan betogen. Brandhout verbranden is, denk ik, ongeveer het allerergste wat men kan doen op het vlak van CO2-uitstoot. Wat fijnstof betreft, is het gewoon catastrofaal. Een derde van het fijnstof in Vlaanderen komt van brandhout, meer dan van het hele wegverkeer. Als er dan wordt voorgesteld om dat fiscaal te ontmoedigen, is dat het einde van de wereld. Ik kan dat soms allemaal niet meer met elkaar rijmen.

Ook de inzichten van mijnheer Hedebouw prikkelen mij enorm om daarover een debat aan te gaan. Waarom we de recepten van de PS niet toepassen? Daarover zou ik een congres met u willen organiseren, om uit te leggen waarom ik denk dat dat zeer catastrofaal zou zijn. Daarvoor zit ik hier echter niet.

Ik zit hier als eerste minister en ik heb u weinig te melden. Dat is natuurlijk betreurenswaardig. Dat klopt. We hebben de timing alweer niet gehaald. De opdracht is natuurlijk wel zwaar. We hebben ook besloten om een meerjarenbegroting te maken. Enfin, ik heb dat besloten. Niet alleen een begroting voor 2027. Dat maakt het natuurlijk bijzonder zwaar om die taak op die manier aan te pakken. De vorige regering heeft dat nooit gedaan. Ik denk dat we dat nu wel moeten doen.

Het is natuurlijk niet evident om, met 2029 voor ogen, in de huidige sociaal-economische toestand en met de evolutie van de rente, het plaatje te doen kloppen.

We staan een beetje voor de wall of darkness. De liefhebbers van de ring van Möbius zullen dat beeld ongetwijfeld herkennen. The wall of darkness. Je kunt een lang debat voeren over hoe die wall of darkness is gebouwd. Moet je daarvoor naar het verleden kijken? Ja, natuurlijk moet je daarvoor naar het verleden kijken.

Degenen die hier ernstig proberen te argumenteren dat Arizona erin geslaagd is om die wall of darkness in minder dan twee jaar te bouwen, zijn weinig ernstig. Die is natuurlijk in de 25 jaar voor ons grondig opgebouwd. Men kan altijd een referentiepunt kiezen dat zijn gelijk bewijst. Sommigen hebben dat gedaan. Mijnheer Vandemaele heeft dat gedaan. Ik zie dat de Nationale Bank hem daarin ondersteunt. Maar, the big numbers never lie.

Men moet naar de uitgaven en de inkomsten in het begin van deze eeuw kijken.

Vervolgens zegt men dat de Zweedse regering, toen de N-VA in de regering zat, een gat heeft geslagen in de inkomsten. De heer Van Overtveldt zou dat gedaan hebben, maar dat klopt natuurlijk niet. In 2000 bedroegen de inkomsten 49,5 % en vandaag zitten we opnieuw op 49,5 %. Als de heer Van Overtveldt iets heeft gedaan, dan is het de volgens mij onethische overschrijding van de grens van 50 % ongedaan maken waardoor we nu opnieuw op 49,5 % zitten.

Over een periode van 25 jaar zijn de inkomsten van dit land, uitgedrukt in procent van het bbp – in reële termen dus – gelijk gebleven. De uitgaven daarentegen zijn in 25 jaar, uitgedrukt in geld van vandaag, met meer dan 60 miljard euro gestegen. Het gaat om primaire uitgaven, dus exclusief rente-uitgaven.

Dat is de wall of darkness die is opgebouwd door de regeringen die ons zijn voorafgegaan, met uitzondering van de Zweedse regering, zoals mijnheer Vandemaele terecht zei. We staan voor die wall of darkness en we lopen er nu tegenaan, want de rente zal stijgen. Dat was voorspeld. Wat ons is nagelaten, samen met de kosten in de sociale zekerheid en de pensioenkosten die de vivaldiregering nog heeft opgedreven, zijn wurgkoorden.

De zaak zo voorstellen dat het niet de schuld van vorige regeringen is en dat ik na anderhalf jaar eens mijn verantwoordelijkheid moet nemen, is belachelijk. Ik aanvaard dat excuus en die verantwoordelijkheid niet. Die wall of darkness staat er en we moeten hem afbouwen. Dat zal inderdaad niet eenvoudig zijn.

Er is immers weinig goed nieuws te melden. Een spreker gebruikte daarnet meer dan de helft van zijn spreektijd om te zeggen wat hij niet zou zeggen en om vervolgens niets te zeggen. Behalve dat er wat perspectief moet zijn en daar ben ik het mee eens. Momenteel is het echter niet eenvoudig om in Europa een positief perspectief te zoeken en dat op een onderbouwde manier te beargumenteren. We botsen nu echt tegen de muur en we moeten hem dus afbreken. We bevinden ons economisch in een situatie die perfect vergelijkbaar is met die van Nederland. Nederland staat er echter uitstekend voor omdat het land het deze eeuw anders heeft aangepakt en geen wall of darkness heeft opgebouwd. Nederland heeft een schuldgraad van iets meer dan 40 %, terwijl wij boven de 100 % zitten. Dat is een aanzienlijk verschil.

Vervolgens ga ik in op de vraag van de heer Somers. Ik kan echter geen antwoord geven, want ik heb nog geen notificaties gezien. Ze zijn er gewoon niet. In dit land zijn er dus nog overheden die begrotingen opstellen zonder notificaties en zonder tabellen. In het verleden gebeurde dat ook, waarna het Rekenhof aangaf dat het over die begrotingen geen oordeel kon vellen. In 2024 werd de begroting van het Brussels Hoofdstedelijk Gewest gewoon afgekeurd door het Rekenhof.

Als u mij nu vraagt of die begroting volstaat, dan zou ik het echt niet weten. Ik kan niet zeggen in welke positie Brussel zich bevindt op het vlak van kredietwaardigheid. Ik beschik over geen enkel document dat mij toestaat daarover iets zinnigs te zeggen. Al 25 jaar is de begroting daar in handen van dezelfde partij. Dat moet volgens mij een record zijn in Europa. U mag het me dan ook niet kwalijk nemen dat ik van die partij echt geen woorden wil horen. Ik heb mijn vermoedens over die begroting, maar het is niet aan mij, als premier van dit land, om die uit te spreken. Het is mij niet toegestaan een politiek statement te maken over entiteit 2. Ik heb mijn vermoedens. We zullen zien of het Rekenhof deze keer wel een oordeel wil vellen over die begroting, tenminste als men ooit eens notificaties die naam waardig kan produceren. Dat is wanbeheer. Begrotingen opstellen zonder tabellen en zonder notificaties is de wall of darkness verder verhogen. Wie er nog stenen bovenop legt, moet zelf geen stenen gooien. Dat mag ik wel zeggen.

Voor het overige heb ik uiteraard weinig te melden en dat wist u allen al. Sommigen alludeerden er al op dat ik een nietszeggend antwoord zou geven. Dat is inderdaad betreurenswaardig, maar ik kan daar niet veel aan doen.

Je commencerai donc ma réponse en tempérant quelque peu vos attentes. Malheureusement, je ne pourrai pas encore vous en dire beaucoup aujourd’hui sur l’état des discussions budgétaires, puisqu’elles sont toujours en cours.

Ik kan dus helemaal niet zeggen wat daar wel en niet in zal zitten. Dat wist u eigenlijk op voorhand.

Comme vous le savez, le gouvernement mène depuis plusieurs semaines, voire plusieurs mois, des discussions intensives relativement au budget.

Het onderhandelingskader werd in juli in het kernkabinet vastgelegd. Het gaat om een meerjarenbegroting die loopt tot en met 2029. Dat is een gigantische assiette. Dat moet ruim voldoende opleveren om het Europese traject te kunnen respecteren. We moeten dat doen voor de financiële markten, die naar ons kijken. We zitten met de ergste spread sinds de eurocrisis, volgend op de financiële crisis van 2011. Als we kijken naar de spread van Frankrijk, is dat echt angstwekkend. Men mag het woord schuldencrisis nooit laten vallen, want men mag dat niet oproepen, maar ik denk niet dat ik u een groot geheim vertel als ik zeg dat veel Europese leiders zich grote zorgen maken over wat er zou kunnen gebeuren als de situatie volledig uit de hand loopt.

Er komen ook belangrijke verkiezingen aan in grote buurlanden. Ik weet niet wat het resultaat zal zijn en het is ook niet aan mij om daar iets over te zeggen tegen de Fransen, maar als de uitslag niet onmiddellijk inspireert tot stabiliteit en een goede afloop van de Franse begroting, dan kunnen we in een spiraal van een schuldencrisis terechtkomen zoals we die nog nooit hebben gezien. In dat licht zou het verstandig zijn om een meerjarenbegroting op te stellen die voldoende geloofwaardig is om buiten het directe vizier van de financiële markten te blijven. Hoe minder we op Frankrijk lijken, hoe beter.

In die zin kan ik uw bezorgdheid aanhoren en begrijpen, over de burger, over een indexering van het vakantiegeld. Hoho, dat is het einde van de wereld, maar ik zeg u dat het einde van de wereld zal beginnen als die schuldencrisis begint. Laten we dan eens met elkaar spreken over de gevolgen voor al die mensen die nu niet in staat zijn om een inspanning van dit of dat te leveren. De inspanning moet daar gebeuren, bij die groep. Laten we vooral de hete aardappel, overeenkomstig de ideologie die we aanhangen, naar elkaar doorschuiven. U hebt geen idee in wat voor patatten we zullen terechtkomen als we die situatie niet kunnen vermijden.

Volgens mij zitten we met de regering in blessuretijd. Dat is ongetwijfeld zo. Het zou onverstandig zijn om met voorlopige twaalfden te werken. In Spanje werken ze al drie jaar met voorlopige twaalfden en is er geen budget. Dat is het grote voorbeeld van de linkerzijde in Europa. Ik denk dat dat niet zo verstandig is en dat zal ons niet helpen om buiten het vizier van de financiële markten te blijven.

In het licht daarvan, dat wil ik u wel zeggen, heb ik een soort van noodprincipe uitgewerkt om zelfs in dat geval een sanering in de voorlopige twaalfden te leggen die geruststellend zou kunnen zijn. Ik ben daar erg bezorgd over.

We zitten al in blessuretijd. Ik kan dus nogmaals zeggen dat ik hoop dat de meerderheidsfracties over hun schaduw heen willen stappen en een akkoord willen sluiten. Ik kan alleen mijn best doen.

Als dat niet lukt en we met voorlopige twaalfden zouden moeten werken, dan denk ik dat het verstandig zou zijn om daar inderdaad een Schuldenbremse in op te nemen. Anders nemen we volgens mij toch wel zware verantwoordelijkheden op ons en lopen we grote risico’s.

Over de rentesneeuwbal is al veel gezegd. Degenen die dat in de jaren 1980 hebben meegemaakt, weten wat dat is. Zij kunnen u erover vertellen. Degenen die erbij waren, breekt het angstzweet nog altijd uit als ze eraan terugdenken, tot vandaag. We staan daar niet meer zo ver van af.

De economische groei is niet fameus. Op het moment waarop de groei en de inflatie lager zijn dan de rentestijging, kom je in een spiraal terecht waarin je niet wilt terechtkomen. De prognoses van de Nationale Bank zijn wat ze zijn. Het scenario schuift het punt waarop we die kruising zouden kunnen maken naar voren. Er zijn nog negatievere scenario’s denkbaar.

In het huidige scenario, met de prognoses die de Nationale Bank nu hanteert, zouden de rentelasten in 2035 kunnen oplopen tot 50 miljard euro per jaar. Per jaar! Dat is een scenario dat je niet onder ogen wilt zien en dat je moet vermijden. Dat is al het geval met de huidige prognoses, die nog slechter zouden kunnen worden. In een worstcasescenario moet je er nog tientallen miljarden bij tellen. Dan ga je gewoon in default.

We zullen dan eens zien wat we moeten vertellen aan de gepensioneerden en aan alle andere groepen die nu niet de minste inspanning kunnen verdragen. Ook aan de bedrijven. Aan iedereen, letterlijk iedereen in dit land. We zullen eens zien welke inspanningen je dan zou moeten vragen. Dat moeten we dus vermijden.

Ik denk dat we nu moeten doorpakken, zo hard als we kunnen. Dat is niet evident in een land als België. We hebben ingewikkelde coalities. Dat is nu helemaal het geval. Clear-cut beleid is geen Belgische specialiteit. Dat is het nooit geweest en zal het ook nooit worden. De maatregelen moeten in hun geheel toch voldoende doortastend en reëel zijn om de overheidsfinanciën op orde te zetten. We moeten minstens het signaal geven dat we in staat zijn het traject dat ons is opgelegd te respecteren. Hopelijk zal dat het vertrouwen van de financiële markten kunnen herstellen dat we dat traject verder kunnen volgen.

Aan degenen die vragen of we hier volgend jaar dan niet opnieuw zullen zitten, zeg ik dat dit vrij waarschijnlijk wel het geval zal zijn. Als onze bijdrage aan de Europese Unie stijgt, zitten we volgend jaar opnieuw met een serieus probleem. Als de rente met enkele basispunten blijft stijgen, gaat het in het meerjarenperspectief onmiddellijk over miljarden die verloren gaan. Ik sluit dus zelfs niet uit dat we ook met een voldoende akkoord vandaag, eind volgend jaar hier opnieuw gezellig samen zullen zitten om ons daarover te vermeien.

Ook al zijn die maatregelen allesbehalve aangenaam en treffen ze groepen die misschien ideologisch dicht bij u staan en sterk vertegenwoordigd zijn in uw kiezerskorps, toch moet u die maatregelen nemen. U moet dus het hoongelach, de humoristische tussenkomsten en de speldenprikken van de oppositie voor lief nemen of ze klasseren voor wat ze waard zijn.

Ik zal er niet meer over zeggen, want dat zal verbleken bij wat we zullen moeten doen als het ons wordt opgelegd. Dat is wat ik daar tot op heden over te melden heb, mijnheer de voorzitter. Ik hoop u spoedig ander nieuws te kunnen brengen. Ik ben er niet zeker van dat ik dat zal kunnen, maar dan kunnen we dit morgen of tijdens de plenaire vergadering nog eens overdoen. Nogmaals, dat zijn de gezelligste werkuren van de dag. Ik kijk er dus al geweldig naar uit, ongeacht in welke hypothese we terechtkomen.

Ma réplique :

Monsieur le premier ministre, je vous remercie pour votre réponse. Je dois toutefois vous dire que tout cela est extrêmement confus. Honnêtement, on ne voit pas où vous allez, et c’est franchement inquiétant. Nous sommes le 21 octobre. Vous auriez déjà dû déposer votre budget depuis plus d’une semaine et, aujourd’hui, vous ne semblez toujours pas savoir qui devra contribuer aux efforts budgétaires. En revanche, nous avons bien compris qui vous refusez de mettre à contribution: les multinationales, les fraudeurs fiscaux et ceux qui réalisent des profits importants en investissant en bourse. À l’inverse, vous semblez à nouveau vouloir faire payer ceux qui ont déjà largement contribué lors de vos précédents budgets. C’est extrêmement préoccupant.

J’ai tout de même obtenu une réponse à l’une de mes questions, ce qui n’est pas le cas de tous mes collègues. Et je dois dire que j’ai été stupéfaite. Taxer le bois de chauffage, est-ce vraiment cela, votre politique climatique? Sérieusement? À supposer même que cette mesure ait un effet sur le climat, celui-ci serait très limité et uniquement si elle provoquait un changement de comportement. J’imagine d’ailleurs que c’est ce que vous sous-entendez dans votre réponse. Mais, monsieur le premier ministre, si vous maintenez cette augmentation de la TVA, vous maintiendrez dans votre budget un niveau de consommation identique tout en prévoyant des recettes supplémentaires grâce à une hausse de la TVA à consommation constante. Dès lors, le climat n’y gagnera rien. Par ailleurs, vous pénaliserez des citoyens qui sont captifs de choix du passé, plutôt que de les accompagner dans la transition. C’est à cela que vous devriez être occupé.

Rappelons aussi l’immobilisme total de votre ministre de l’Énergie. Son principal bilan consiste aujourd’hui à avoir fait capoter un appel d’offres pour un parc éolien offshore qui aurait pu renforcer notre autonomie énergétique et contribuer à faire baisser les prix. Au lieu de cela, vous avez choisi de l’interrompre. Résultat: une facture supplémentaire estimée à 400 millions d’euros d’ici 2030. Si cet appel d’offres avait simplement suivi son cours et si le travail de Tinne Van der Straeten avait pu se poursuivre comme prévu initialement, ce projet aurait pu couvrir jusqu’à 25 % de notre consommation d’électricité à l’horizon 2030. Aujourd’hui, il n’en reste rien. Enfin, j’ai également échangé avec votre ministre de l’Action sociale, qui procède actuellement à des coupes importantes dans le Fonds Gaz et Électricité. Pourtant, ce fonds permet d’aider les ménages confrontés à l’explosion de leurs factures énergétiques, une situation qui risque malheureusement de se reproduire dans les prochains mois.

Honnêtement, monsieur le premier ministre, le cynisme est total. Vous refusez d’aller chercher les surprofits des multinationales qui ont pourtant réalisé 7,5 milliards d’euros de surprofits en Europe pour le premier semestre 2026.

Enfin, je pense qu’aujourd’hui vous devez vraiment reprendre le travail à zéro et vous fixer de véritables objectifs sociétaux et expliquer aux citoyens: « Voilà vers quoi on voudrait aller, voilà ma vision de la société ». Aujourd’hui on n’en a pas la moindre idée et je peux vous dire que c’est extrêmement inquiétant pour nous mais aussi pour ceux qui ont vraiment des attentes. On le voit dans la rue, 60 000 personnes ont marché pacifiquement pour le climat, il y a deux semaines, vous appelant à les protéger l’été prochain, à mettre en place des mesures efficaces pour faire en sorte que leur pouvoir d’achat puisse être renforcé, qu’ils puissent faire face à des factures d’énergie qui explosent, au coût de la vie qui explose. Au lieu de cela, on a l’impression que vous n’écoutez rien et qu’en fait, on ne sait pas trop sur qui le coup va tomber et c’est extrêmement inquiétant.