Question d’actualité posée en séance plénière au Premier ministre, Bart De Wever. Le compte-rendu est à retrouver ici.
Ma question :
Monsieur le premier ministre, cette nuit vous avez à nouveau vécu un échec. Vous avez à nouveau convoqué une réunion à 19 h en jouant les gros bras, pensant que vous alliez négocier toute la nuit et y arriver. On y a presque cru, à nouveau. Et bien non, c’était l’échec! Les journalistes ont même pu rédiger leurs articles du matin avec toute l’information nécessaire vu que vous avez arrêté quelques petites heures plus tard.
Monsieur le premier ministre, il est temps d’arrêter ce cirque. Organisez des réunions structurées avec un ordre du jour, avec des notes qui permettraient quand même de réaliser un peu de travail et faites en sorte que vous puissiez enfin atteindre vos objectifs!
Hier en commission, vous nous avez dit: « Je comprends vos inquiétudes concernant le pécule de vacances des pensionnés, mais la fin du monde, ce serait une crise de la dette. On verra alors ce qu’il faudra dire aux personnes qui, aujourd’hui, ne peuvent pas supporter le moindre effort. » Alors là, premièrement, s’il y a bien un groupe qui a supporté des efforts, monsieur le premier ministre, admettez que ce sont les pensionnés, en plafonnant l’index, en supprimant l’enveloppe bien-être qui permettait de rehausser les plus basses pensions avec le malus pension. Et – parce qu’il n’y a pas que vous dans ce pays –, en Wallonie, ils ont aussi été se sucrer sur le dos des maisons de repos qui vont coûter environ 135 euros par mois par pensionné. Et vous vous dites que vous allez encore chercher un demi-milliard chez les pensionnés. Ce n’est absolument pas raisonnable.
Vous nous parlez de la crise de la dette comme de la fin du monde. Moi, quand on me parle de la fin du monde, je pense plutôt aux canicules, aux inondations; bref, à la fin de la vie sur terre. Ça, c’est une question de point de vue. Mais peu importe, finalement, car ces deux visions, elles se rejoignent, car l’inaction climatique, elle nous coûte très cher. En 2050, elle alourdira la dette d’au moins 100 milliards, et c’est le rapport du spending review – donc votre administration – qui l’a établi cet été.
Allez-vous enfin intégrer le risque climatique dans vos budgets, monsieur le premier ministre?
Réponse du Premier ministre :
Chers collègues, je vous remercie pour vos questions. Hier, en commission, j’ai déjà répondu en long et en large à la rhétorique que j’entends à nouveau aujourd’hui.
Ce n’est évidemment pas un secret: j’aimerais voir cet exercice budgétaire aboutir le plus rapidement possible. Tant que nous ne donnons pas un signal rassurant aux marchés internationaux – personne n’en a parlé, cela m’étonne – , nous contribuons au risque que notre spread continue de se creuser. Notre devoir est de limiter ce risque. Et plus nous tardons, plus les défis financiers auxquels nous serons confrontés demain seront lourds. Nous avons une plaie infectée qui ne cesse de s’aggraver. Il faut la désinfecter le plus vite possible. Eh oui, cela pourrait piquer, mais cela n’a aucun sens de s’en prendre aux désinfectants, parce que l’alternative, c’est l’amputation. Ce n’est dans l’intérêt de personne, quelle que soit sa sensibilité idéologique.
Naar mijn bescheiden mening ligt er nu al een robuust voorstel op de regeringstafel. Daar is maandenlang aan getimmerd door vele technische medewerkers op de kabinetten, maar ook binnen onze bevoegde administraties. Het gaat om een oefening die er budgettair toe doet. Het gaat dus niet om cijfers die ’s nachts op een whiteboard zouden worden gebroddeld.
Het is perfect begrijpelijk dat coalitiepartners alles uit de kast halen om hun visie voldoende te laten doorwegen. Dat is de essentie van politiek. En in dit land zijn er per definitie veel coalitiepartners. Ik wil er wel aan toevoegen dat we nu inderdaad al diep in de blessuretijd spelen. Het oog van de financiële markten rust op ons en op een kruitvat moet men niet met lucifers spelen.
Tijdens de vergadering van de kern gisteren heb ik vastgesteld dat elke coalitiepartner bereid is om de oefening samen zo spoedig mogelijk tot een goed einde te brengen. De werkzaamheden worden voortgezet. De leden van de kern zullen tijdens de parlementaire recesweek volgende week doorwerken, met het oog op het sluiten van een finaal akkoord.
Ik dank u, je vous remercie.
Ma réplique :
Monsieur le premier ministre, mais quel cinéma! Quand ce n’est pas le col hors catégorie, c’est maintenant l’amputation! Que va encore nous sortir le Lab de la N-VA la prochaine fois? Sérieusement, quelle dramatisation! De l’argent, dans ce pays, il y en a. C’est simplement que vous refusez d’aller le chercher là où vous ne voulez pas demander des efforts. Or vous savez que vous pouvez aller chercher environ 4 milliards d’euros, peut-être moins, dans les sociétés de management; vous pouvez taxer les plus hauts patrimoines, cela peut vous rapporter 3 milliards d’euros; vous pouvez évaluer les aides aux entreprises, en plein scandale GSK où on voit que ces aides n’atteignent pas leurs objectifs – et la Belgique donne 50 milliards d’euros d’aides à ces entreprises.
Aujourd’hui, monsieur le premier ministre, je vous le dis: prévenir, c’est guérir. Donc, agissez pour protéger et prévenir les maladies de notre population. Faites en sorte de protéger notre population face aux conséquences du dérèglement climatique.

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