Question posée en séance plénière au Premier ministre, Bart De Wever. Le compte-rendu est à retrouver ici.

Ma question :

Aïe, aïe, aïe… Quel capharnaüm en Belgique! En la matière, vous êtes véritablement des champions. Des champions, parce que c’est historique: c’est la première fois qu’un gouvernement parvient, non pas une, mais deux fois, à ne pas déposer son budget dans les délais.

Vous nous aviez pourtant expliqué que: « Oui, nous allons nous compliquer la tâche, mais nous allons faire ce que les autres n’ont pas fait: planifier sur trois ans. » Parce que vous êtes des ingénieurs et que, donc, vous alliez vous faire mal pour remettre les comptes dans les clous et pouvoir avancer ensuite. Et puis, finalement, tout ça pour ça: ce ne sera que pour un an. Vous allez chercher 4 milliards d’euros, soit exactement le même objectif. Et ne me faites pas croire que ce sera plus facile l’année prochaine. Nous rejouerons peut-être encore la même pièce en 2027. Quant à 2028, à quelques mois des élections, franchement, je ne sais pas comment cela se passera, mais une chose est sûre: nous sommes partis pour de belles aventures!

Monsieur le vice-premier ministre, il y a encore 24 heures, j’étais prête à prendre rendez-vous pour prendre mes photos de campagne. Je me disais: « Nous sommes cuits, c’est parti, on y va. » Et puis, finalement, non. Vous nous annoncez que vous allez seulement chercher les 4 milliards d’euros, que vous revoyez vos ambitions à la baisse et que vous renoncez à la hausse de la TVA. Et il était temps! Franchement, à un moment donné, il faut aussi écouter ce que vous disent les citoyens dans la rue: ce n’est plus possible! Vous ne pouvez pas, une fois de plus, faire payer les mêmes. Enfin, je ne comprends même pas dans quel monde vous vivez. 

Mais ce que je n’ai pas compris non plus, c’est le moment où la N-VA avait un boulevard devant elle pour remporter la mise et où, au dernier instant, elle a sauté à pieds joints dans le piège tendu par le MR, lui offrant finalement la victoire. C’est incroyable! Vous leur servez une victoire sur un plateau d’argent alors que, depuis le début, ce sont eux qui sèment le chaos. Franchement, cela, je ne l’ai vraiment pas compris.

Monsieur le ministre, pouvez-vous nous dire qui paiera finalement la facture du budget 2027?

Réponse du ministre :

Comme le cabinet du premier ministre l’a indiqué au Parlement dimanche dernier, aucun accord sur le budget n’a encore été trouvé au sein du gouvernement. Dès lors, le premier ministre n’a pas pu prononcer son State of the Union devant le Parlement cette semaine.

De eerste minister is vandaag verontschuldigd vanwege een bijeenkomst van de Europese Raad die al lang vastlag en waarvan u allen ook tijdig op de hoogte werd gesteld. Het is evident dat er op dit moment nog niet kan ingegaan worden op inhoudelijke vragen over de besprekingen in de regering. Zodra er een akkoord gevonden is, zal de regering zoals altijd in alle transparantie de nodige toelichting in het Parlement verschaffen. 

Ik wil heel duidelijk stellen dat de ambitie om het deficit met minstens 10 miljard te verminderen, in 2029 onverkort blijft aangehouden. De geruststelling van de internationale markten en de duurzame bescherming van de welvaart van de bevolking zijn voor de regering essentieel.

Ma réplique :

Monsieur le ministre, merci pour vos réponses, mais vous n’avez absolument rien dit. Nous n’avons rien entendu. Je pense que, vu la situation extrêmement grave que vous nous décrivez d’ailleurs à longueur de journée, vous pourriez avoir un minimum de transparence sur les objectifs que vous vous fixez en matière d’équilibre et de justice fiscale.

Je veux dire: aujourd’hui, vous êtes déjà allés chercher l’argent chez les demandeurs d’emploi, les fonctionnaires, les pensionnés, les aidants proches, les malades. Je pense que nous pourrions quand même vous entendre pour rassurer ces citoyens, pour dire: « Nous savons. Nous vous avons entendu. Vous avez déjà fait votre part ».

Il faut que d’autres fassent la leur aujourd’hui, par exemple en réformant les sociétés de management, par exemple en allant chercher l’argent chez ceux qui ont les plus hauts patrimoines, et qui réclament même que vous les taxiez davantage. Je pense aujourd’hui que des citoyens ont le droit de savoir.