Question orale posée au Ministre de l’Environnement Jean-Luc Crucke. Le compte-rendu complet à retrouver ici.
Ma question :
Monsieur le Ministre,
Le 18 décembre dernier, des centaines d’agriculteurs se sont mobilisés pour dénoncer une pression croissante sur leurs revenus et leur qualité de vie, mais aussi un sentiment d’incohérence entre les les démarches qu’ils entreprennent en faveur de l’environnement, et certaines politiques commerciales menées au niveau européen.
Parmi leurs préoccupations figure clairement l’accord de libre-échange avec le Mercosur, qui aurait pu être signé en décembre.
Même si vous n’êtes pas ministre de l’Agriculture, cet accord soulève des enjeux majeurs qui relèvent directement de vos compétences : augmentation des importations de viande, surtout bovine, produite selon des standards environnementaux et climatiques inférieurs, risques accrus de déforestation importée, hausse des émissions liées au transport, et concurrence déloyale pour nos agriculteurs engagés dans la transition écologique. Le tout, pour faire simple, pour exporter plus de voitures thermiques en Amérique.
Dès lors, Monsieur le Ministre, j’aimerais vous poser trois questions :
- Quelle est la position que vous défendez en tant que ministre de l’Environnement, sur les impacts environnementaux et climatiques de l’accord UE-Mercosur ?
- Considérez-vous que cet accord est compatible avec les objectifs climatiques, de biodiversité et de réduction de la déforestation que la Belgique et l’Union européenne se sont fixés ?
- Enfin, la Belgique va-t’elle continuer à défendre une abstention au sein du Conseil européen concernant cet accord, au regard de ces enjeux environnementaux et climatiques ?
Je vous remercie.
Ma réplique :
Monsieur le ministre, je vous remercie de votre réponse.
Vous êtes en position de personnel dans votre dossier. Quoi qu’il en soit, si vous vous intéressez à une situation dans laquelle le gouvernement fédéral est concerné, vous constaterez qu’il n’y a pas d’absence. Puisque c’est le cas, il est facile de passer à côté sans avoir à se soucier du contexte actuel, donc il n’y a pas de file d’attente. Nous pouvons essayer d’installer tous les garde-fous et toutes les conditions que nous voudrons, les effets négatifs se manifesteront pour nos agriculteurs et l’environnement. C’est une accélération de la crise climatique et de la précarisation de nos agriculteurs. Au nom de qui et de quoi ? Nous n’avons pas soin de ces produits ici, et ils n’en ont pas besoin là-bas. Nous marchons sur la tête !
Aujourd’hui, nous nous préoccupons de la résilience, de l’autonomie, de la consommation de l’environnement local et du reste, de l’efficacité de la crise climatique pendant l’été et le reste de l’année. C’est cela dont nous avons besoin de toute urgence. Nous savons bien que le mouvement actuel part dans l’autre sens avec le détricotage à tous les niveaux des mesures vertes. Cependant, chaque grain de sable que vous pouvez glisser dans les rouages de ce mécanisme est essentiel. Ce n’est qu’après les conséquences des caractéristiques des aspects nouveaux que s’observent les grandes tendances de cette vie.

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