En séance plénière de la Chambre, le ministre de la Santé publique Frank Vandenbroucke a répondu à une question de la députée fédérale Sarah Schlitz sur la création d’un véritable statut pour les aidants-proches. Quatre mois après avoir promis une solution structurelle, le gouvernement n’annonce aujourd’hui rien d’autre qu’un futur « plan d’actions », sans préciser le calendrier ni les mesures sur la table. Il a également précisé qu’un statut n’était pas nécessaire.
À l’approche de la Journée des aidants-proches du 21 juin, Sarah Schlitz a interrogé le ministre sur l’avancement du statut promis après l’adoption, en urgence, d’un régime transitoire destiné à éviter que des milliers d’aidants-proches ne perdent leur revenu à la suite de la réforme du chômage.
« Un plan d’actions ? Et vous, Les Engagés, vous avez accepté ça ? Ce n’est pas du tout ce qui avait été convenu ici il y a quelques mois quand on a pu, in extremis, éviter la suppression pure et simple du revenu de ces personnes », a dénoncé la députée. « Les associations vous demandent de créer un vrai statut ».
Pour Sarah Schlitz, la réponse du gouvernement est largement insuffisante au regard de la situation vécue par près d’un million d’aidants-proches en Belgique. Chaque jour, ces personnes prennent en charge un parent dépendant, un conjoint malade ou un enfant en situation de handicap, assurant un travail indispensable qui permettrait d’économiser près de 12 milliards d’euros par an aux pouvoirs publics, d’après l’asbl Aidants-proches.
« Un plan d’actions, ce n’est pas contraignant. Ce n’est pas ça qui donne des droits. Ce n’est pas ça qui remplit une assiette ou qui permet de payer les soins du proche aidé. » continue la cheffe du groupe Ecolo.
La députée pointe également l’incohérence du gouvernement, qui avait laissé seulement un mois aux aidants-proches pour se déclarer dans le cadre du régime transitoire, mais qui, quatre mois plus tard, est incapable de présenter la moindre avancée concrète sur le statut promis.
Plus inquiétant encore, la majorité commet la même erreur dans le cadre des pensions : il refuse de tenir compte de la réalité de l’aidance dans leur réforme plafonnant les périodes assimilées. Ecolo avait déposé un amendement visant à protéger les périodes de chômage passées des nouvelles limitations imposées. Cet amendement a été rejeté par les partis de la majorité.
« Les aidants-proches méritent mieux que des promesses sans lendemain. Ils méritent un véritable statut, des droits sociaux, un revenu et une pension digne, et une reconnaissance à la hauteur du rôle essentiel qu’ils jouent chaque jour. », conclut Sarah Schlitz.

Nederlands