Question orale posée le 6 janvier 2026 au Ministre du Climat Jean-Luc Crucke, Le compte-rendu complet est à retrouver ici.

Ma question :

Monsieur le Ministre,

Les données publiées sur les risques incendie dans les installations nucléaires étrangères montrent que ce type d’événement n’est ni rare ni anodin. Ainsi, dans une étude spécifique consacrée au risque incendie dans les centrales nucléaires françaises, l’ASNR recensait 73 départs de feu en 2014 et 82 en 2013, selon les déclarations de l’exploitant. Par ailleurs, la base de données ARIA recense 74 incendies dans des centrales nucléaires depuis 1990, de degré de sévérité variable, mais susceptibles – pour la plupart – d’avoir nécessité ou déclenché l’utilisation de mousses anti-incendie, dont certaines formulations historiques contiennent ou ont contenu des PFAS.

Compte tenu de ces constats internationaux, et sachant que les PFAS sont des polluants particulièrement persistants et susceptibles de contaminer durablement les sols, l’eau et les milieux naturels, je souhaiterais faire le point sur la situation en Belgique.

  • Combien d’incendies ou de départs de feu ont été enregistrés, déclarés ou analysés dans les centrales nucléaires situées en Belgique au cours des 30 dernières années ?
  • Ces événements font-ils systématiquement l’objet d’un retour d’expérience centralisé, d’une classification selon leur gravité et d’une publication (totale ou partielle) des données?
  • Les plans d’intervention des centrales belges prévoient-ils l’utilisation de mousses anti-incendie ?
  • Si oui, ces mousses contiennent-elles ou ont-elles contenu par le passé des PFAS ?
  • Un inventaire de l’usage historique de ces mousses a-t-il été réalisé pour les centrales belges (stockage, fréquences d’utilisation, zones d’entraînement, interventions réelles, quantités déployées) ?
  • Les exploitants ont-ils procédé à une substitution de ces mousses par des alternatives sans PFAS ? Si oui, à quelle date et selon quelles modalités ?
  • Quelles obligations réglementaires s’appliquent aux exploitants nucléaires concernant l’usage de mousses anti-incendie et la gestion de substances dangereuses telles que les PFAS?
  • Quelles sont les actions prises en vue de renforcer les exigences en matière de prévention des pollutions chimiques liées aux incendies, au regard des risques cumulés (incendie + radioactivité + PFAS) ?​​

 

Ma réplique : 

Monsieur le ministre, j’entends que de éléments relèvent en effet de la compétence d’autres ministres. Toutefois, le choix politique de la méthode de coordination et de pilotage est basé sur l’utilisation des PFAS et la prévention de ceux-ci, mais la méthode simple est « il ne s’agit que de laisser faire » et seule la décision de la partie est soumise.  

Il me semble qu’il ya quand même une marge d’appréciation. Et l’occurrence, en fonction du choix politique du sujet, mais dans un scénario différent, vous pourrez décider de la suite à donner. Votre réponse, monsieur le ministre, est un peu insuffisante.