Question posée en séance plénière au Premier ministre, Bart De Wever. Le compte-rendu intégral est.à retrouver ici.

Ma question :

Monsieur le premier ministre, vous préparez votre budget et, vous l’avez dit, ça va faire mal! Un peu comme depuis le début de l’Arizona, toute la population passe à la caisse: les travailleurs de nuit, les pensionnés, le saut d’index… Toute la population? Non! Un groupe d’irréductibles millionnaires résiste encore et toujours à l’effort budgétaire. Une situation particulièrement incompréhensible au vu du contexte: un nombre record de milliardaires, un système fiscal dépassé, où les plus riches payent deux fois moins d’impôts qu’un travailleur, tandis qu’un Belge sur six est aujourd’hui à risque de pauvreté.

La question n’est plus de savoir si on va taxer les plus riches, mais comment on va le faire! Trois quarts des Belges y sont favorables, et même une majorité de vos électeurs soutiennent cette piste budgétaire.

Je suis certaine que cela ne vous a pas échappé: ce mardi, en commission, nous avons passé un cap important à la Chambre, avec des experts du Bureau du Plan, des fiscalistes, des économistes. Nous avons discuté concrètement des pistes pour pouvoir faire en sorte que les plus gros patrimoines contribuent davantage au budget de l’État et à l’effort budgétaire.

Monsieur le premier ministre, quand allez-vous sortir de votre dogmatisme sur le sujet et explorer l’ensemble des pistes présentes sur la table? Vous nous dites que l’effort est titanesque. Dès lors, il est de votre responsabilité d’explorer l’ensemble des pistes et non pas de toujours retomber sur les mêmes solutions, qui ne mènent pas à ce que vous souhaitez obtenir.

Réponse du Premier ministre :

Chers collègues, je vous remercie pour vos questions. La tradition de la semaine dernière se poursuit. Une nouvelle fois, vous me posez des questions auxquelles, à ce stade, il m’est impossible de répondre au nom du gouvernement. Je pourrais exprimer une position à titre personnel, mais il m’appartient ici de m’exprimer au nom du gouvernement. Comme vous le savez, l’accord budgétaire doit encore être conclu. Tant que celui-ci n’est pas finalisé, il est logique qu’en ma qualité de premier ministre, je ne puisse pas faire de déclaration.

Ik kan evenmin concrete uitspraken doen over wat er allemaal op de tafel ligt en wat er niet op de tafel ligt in deze onderhandelingsfase. Er kan trouwens nog veel op de tafel komen. Ik heb genoteerd dat van mij wordt verwacht dat ik niet een akkoord maak, maar een goed akkoord. Ik denk dan in stilte bij mezelf: was dat maar de geest geweest van al mijn voorgangers de afgelopen 25 jaar; dan zouden we er veel beter voor staan. Ik kan de vraagstellers geruststellen dat dat alleszins mijn geest is. (Geroezemoes) Ja, die waarheid kwetst, ik weet het, maar ze moet wel herhaald worden. 

Het is evident dat men bij het opstellen van een begroting eerst en vooral rekening houdt met de impact van de maatregelen op het economisch groeipotentieel. Economische groei is immers bepalend voor de budgettaire evolutie, zowel aan de kant van de teller – meer groei is meer inkomsten – als aan de kant van de noemer – meer groei betekent hoger bbp en lagere schuldgraad. Dat neemt niet weg dat de situatie vandaag – men zal dat beseffen als men een klein beetje realistisch is – ons zal nopen tot het nemen van maatregelen die louter gericht zijn op het corrigeren van onze balans. Dat is altijd onaangenaam, hoe men dat ook doet.

Dat is ook onvermijdelijk, als men een oefening moet doen van de omvang die voor ons ligt. Wie verantwoordelijkheid draagt in dit land, moet ook de volwassenheid opbrengen om dat onder ogen te zien. Stoere kreten, dat is het privilege van de oppositie. Ik heb net de PS weer horen brullen. Die partij brult hard, maar zal geen enkele maatregel van de arizonaregering terugdraaien als ze de kans krijgt. Ze weet dat dat niet realistisch is. Onzin is het privilege van de oppositie; verantwoordelijkheid is de taak van de meerderheid.

Het opnemen van die verantwoordelijkheid dicteert voor mij de logica dat men zelfs bij moeilijke maatregelen altijd moet zoeken naar de weg die de economische groei maximaal vrijwaart of, als het mogelijk is, de economische groei zelfs stimuleert. 

En outre, il me paraît tout aussi évident que la notion d’équité devra être pleinement intégrée dans l’accord final. Chacun des cinq partenaires de la coalition y veillera sans aucun doute, conformément à sa propre vision de la société. D’une certaine manière, cela résume bien la mission du gouvernement: éviter la catastrophe budgétaire qui nous menace en prenant des mesures claires, à la fois justes et susceptibles de préserver notre croissance économique. Cet exercice est loin d’être simple. Je pars toutefois du principe que chacun des partenaires de la coalition est pleinement conscient qu’un échec risquerait de nous placer dans le collimateur des marchés financiers, ce qui serait désastreux.

De maatregelen van deze regering hebben de tekortprognoses volgens het IMF verbeterd met 2 % van het bbp op een horizon van vijf jaar. Het is nu aan ons om een geloofwaardige nieuwe meerjarenbegroting af te leveren die bewijst dat we het daar niet bij laten. We zouden eigenlijk nog eens ongeveer hetzelfde moeten doen. Het is niet anders. We moeten op ons elan verdergaan en de breuk met het verleden geloofwaardig maken. Alleen zo kunnen we het vertrouwen van de internationale markten versterken en onze bevolking perspectief bieden op een welvarende toekomst zonder wurgende rentelasten. Ik dank u wel, je vous remercie.

Ma réplique :

Monsieur le premier ministre, on entend beaucoup de choses dans ce Parlement, notamment beaucoup de volontarisme du côté des Engagés. Il est quand même dommage d’avoir attendu les questions d’actualité du jeudi pour proposer votre taxe des millionnaires, plutôt que de l’avoir déposée sur la table du kern de lundi. Encore une occasion manquée!

Monsieur le premier ministre, comment faut-il vous dire que les vieilles recettes que vous mettez en place ne fonctionnent pas? Avec tout ce que vous avez mis en place depuis le début de cette législature, qui devait normalement réduire le déficit de 18 milliards en limitant l’index, en plafonnant les primes de nuit, en plafonnant les pensions, vous avez seulement réussi à dégager le tiers de vos objectifs. Aujourd’hui, vous devez changer de braquet et vous demander comment faire davantage contribuer les plus hauts patrimoines, ceux qui en ont les moyens?