Question écrite posée au ministre des Finances, Vincent Van Peteghem. Le compte-rendu intégral est à retrouver ici.

Ma question : 

Monsieur le ministre,

​Votre Gouvernement s’est accordé ce vendredi 10 juillet lors d’un Kern sur un effort budgétaire de 10 millards.

Quels pistes allez-vous mettre sur la table pour y parvenir?

Comptez-vous jouer sur les recettes ou uniquement sur la réduction des dépenses?

Comptez-vous diminuer les dépenses militaires?

Quelle méthode allez-vous employer, afin d’éviter un scénario similaire à celui du budget 2026?

Quel calendrier vous fixez-vous?

En cas d’échec pour aterrir sur un budget en octobre, quelles conclusions en tirerez-vous?

Réponse du ministre : 

Chers collègues, merci pour vos questions concernant l’ampleur de l’effort budgétaire. Je constate, à la lecture de vos questions, que vous avez bien lu les journaux hier. J’ai vu dans la liste des questions que d’autres questions sur ce sujet seront posées d’ici une dizaine à une vingtaine de minutes ; je propose donc que nous nous limitions pour l’instant au thème de ces questions, à savoir l’ampleur de l’effort budgétaire.

Le gouvernement a toujours indiqué qu’il fixait l’effort budgétaire minimal sur la base du rapport du Comité de suivi. Le dernier rapport disponible a été publié le 6 juillet 2026. L’évaluation de la norme de dépenses qui y figure fait état d’un effort minimal de 7,7 milliards d’euros à l’horizon 2029 et de 9,8 milliards d’euros à l’horizon 2031. C’est bien cela, Monsieur Vermeersch, sans aucune dérogation. Comme je l’ai toujours dit, l’effort que nous devons fournir sur la base de la norme de dépenses constitue le seuil minimal, c’est-à-dire l’effort minimal que nous devons consentir. J’ai d’ailleurs déjà souvent expliqué en commission le rapport entre cette norme de dépenses et la règle des 3 %, ainsi que ce que recouvre exactement cette norme et si celle-ci constitue ou non un bon indicateur budgétaire. Mon point de vue à ce sujet est bien établi et n’a certainement pas changé.

Comme l’indique également le rapport du Comité de suivi, cette augmentation significative de l’effort requis est en grande partie due au conflit au Moyen-Orient et à l’évolution macroéconomique qui en découle. Cependant, comme je l’ai également indiqué, ce gouvernement mène des efforts de réforme qui doivent se traduire par un assainissement budgétaire plus important à long terme. Les récentes mises en garde, notamment de la part du FMI, montrent toutefois qu’un effort significatif à court terme est également nécessaire pour préserver avec certitude la confiance des marchés financiers.

C’est pourquoi un consensus s’est dégagé au sein du gouvernement sur la nécessité de fixer un objectif ambitieux. Nous visons donc un effort budgétaire de 10 milliards d’euros d’ici 2029.

Chers collègues, soyons clairs : l’effort de 10 milliards d’euros d’ici 2029 se fera sentir pour nous tous. Si nous voulons garantir un avenir meilleur, nous devrons bien sûr continuer à œuvrer pour un budget plus sain et plus équilibré.