Question Parlementaire de Sarah Schlitz, députée fédérale, à Jean-Luc Crucke, Ministre de la Mobilité, en commission Mobilité du 9 juin 2026.

À l’initiative de mon groupe, une résolution relative à la lutte contre le harcèlement et les agressions sexuelles dans les trains a été adoptée le 17 novembre 2022. Cette résolution comportait pas moins de 32 points demandant au gouvernement de s’atteler à l’amélioration de la sécurité dans les trains et les gares. La résolution visait à lutter contre l’insécurité dans les trains de différentes manières.
L’une des demandes concernait la mise en place d’une alarme silencieuse : un moyen accessible et efficace permettant aux voyageurs et voyageuses et aux membres du personnel de donner l’alerte en toute discrétion grâce à une alarme intégrée à l’application SNCB existante, qui met les personnes directement en contact avec le contrôleur et les services de sécurité.
C’est important, car des études montrent que la moitié des femmes qui ne se sentent pas en sécurité évitent les transports en commun.

Dans le plan d’action national contre les violences de genre, tous les ministres de la Mobilité de l’époque s’étaient engagés à, je cite,  « Intégrer dans le contrat d’exploitation de la SNCB et des autres sociétés de transport des dispositifs de prévention et de protection contre le harcèlement sexiste dans les transports en commun et l’aménagement sécurisant et inclusif des espaces publics, tels que les gares et les stations de métro. »

Dans le rapport d’Ombudsrail 2025, on peut lire que la SNCB a supprimé l’alerte silencieuse en juin 2025.

Mes questions sont les suivantes :

  • Comment se fait-il qu’après 3 ans, la SNCB n’ait toujours pas réussi à mettre en place cette alarme silencieuse ?
  • Confirmez-vous son abandon?