Intervention dans le cadre des débats sur l’accord politique 2026 du gouvernement à Axel Ronse, chef de groupe de la N-VA, le 27 novembre.

M. Ronse, Ce matin, j’aimerais vous parler de mon amie Emeline. Elle travaille dans un centre culturel depuis 15 ans, 15 ans d’ancienneté. Elle gagne 2 694 euros par mois. Elle a deux enfants. Avant, elle était propriétaire, mais maintenant, elle a divorcé et elle est locataire. Elle a cherché un appartement pendant des mois et des mois. Aujourd’hui, elle a trouvé un appartement à 945 euros par mois. Son divorce, elle a bien fait de divorcer, mais ça lui a quand même coûté 750 euros de frais de notaire qu’elle a dû emprunter à son père et qu’elle lui rembourse tous les mois. Alors, à ça, évidemment, s’ajoutent les factures d’eau, de gaz, les frais scolaires pour payer le voyage à la mer avec l’école. Et aujourd’hui, que lui dit votre gouvernement ? Et bien que sa facture de gaz va augmenter, que l’inscription au cours de danse de sa fille va augmenter et que même une sortie au cinéma devient un luxe. Alors, que répondez-vous à Emeline, Monsieur le député ?

Monsieur Ronse, en ville les gens se chauffent majoritairement au gaz et les locataires sont captifs là-dessus. Et puis, Emeline aura aucun bénéfice qu’on coule Justine qui est malade et qui est atteinte d’un cancer ou qui a fait une chute. Et donc aujourd’hui, personne ne vivra mieux parce que quelqu’un vit moins bien. Des personnes vivront mieux car on améliore leur pouvoir d’achat, qu’on améliore les services publics et leur qualité de vie. C’est la seule façon en tant que décideur politique d’améliorer la vie de votre population. Mais ce n’est pas ça votre boussole politique. Ce qu’on voit dans votre budget, que votre seule boussole est de répondre aux multinationales et les plus riches de notre société et donc aujourd’hui c’est d’appauvrir la majorité des travailleurs et de la classe moyenne.