Suite à une motion déposée en séance plénière par les partis d’opposition, l’Arizona a dû se résoudre à reporter le vote de la loi-programme, prévoyant notamment le saut d’index partiel et la hausse des accises sur le gaz et le mazout. En cause : l’absence de l’avis du Conseil national du travail (CNT), pourtant sollicité par le gouvernement lui-même le 1er mars, avec une demande de remise dans un délai de 30 jours.

La majorité a reconnu avoir inscrit le texte prématurément à l’agenda parlementaire et a soutenu la motion, actant de facto le report du vote. Pour Ecolo, ce recul était indispensable.

« On ne peut pas toucher un outil aussi central que l’indexation salariale sans l’avis des partenaires sociaux. C’est du jamais vu. Ce gouvernement a déjà pris l’habitude d’ignorer les avis du Conseil d’État ou de la Cour des comptes. Mais ici, il ne prend même plus la peine de faire semblant de respecter la concertation sociale : refus de rencontrer les syndicats, mépris des manifestants… et maintenant, un texte inscrit à l’ordre du jour avant même que l’avis demandé ne soit rendu. Ce report est un minimum démocratique », réagit Sarah Schlitz, cheffe du groupe Ecolo à la Chambre.

Cette loi-programme contient, par exemple, une augmentation des accises sur le gaz et le mazout, ainsi qu’un saut d’index partiel. Des projets indécents en cette période de crise énergétique.

Ecolo appelle le gouvernement à tirer les leçons de cet épisode et à respecter pleinement les procédures de concertation sociale, plutôt que de tenter de passer en force sur des réformes aussi structurantes.