L’avis du Conseil national du travail (CNT) et du Conseil central de l’économie (CCE), est sans appel : la réforme de l’index portée par le gouvernement Arizona ne passe pas. Fait rare, représentants des travailleurs et des employeurs s’accordent pour pointer une mesure mal conçue, illisible et précipitée. Pour Ecolo, un désaveu cinglant de plus pour l’Arizona, qui se retrouve ainsi totalement isolé.

Dans son avis, le CNT et CCE démontent une réforme trop complexe, mal ficelée et sans cadre budgétaire clair. Les partenaires sociaux dénoncent une mesure incompréhensible, aux effets incertains, qui va compliquer la vie des entreprises, de leurs secrétariats, de leurs services RH et de comptabilité, autant que celle des travailleurs. Ils pointent également l’absence de données fiables pour en évaluer l’impact réel.

Concernant la méthode, le Conseil national du travail et le Conseil central de l’économie dénoncent deux choses : une demande d’avis introduite à la dernière minute, avec un délai beaucoup trop court (30 jours), et une tentative du gouvernement de ne même pas attendre cet avis pour voter la réforme, confirmant à nouveau le peu de cas que ce gouvernement fait de la concertation sociale.

« Quand même les employeurs disent que ça ne va pas, le gouvernement devrait écouter. Ici, il est seul contre tous : il se fait désavouer par tout le monde. C’est une réforme sans base, sans clarté et sans soutien », poursuit Sarah Schlitz.

Cet avis confirme ce qu’Ecolo dénonçait depuis le début : une réforme improvisée, imposée sans concertation, dont les retombées financières sont incertaines pour les finances publiques mais dont les conséquences sur les salaires des travailleurs seront, elles, bien concrètes.

Ecolo appelle le gouvernement à retirer sa réforme et à reprendre le travail sur des bases sérieuses, avec l’ensemble des partenaires sociaux. À défaut, il portera seul la responsabilité d’un passage en force contre l’ensemble du monde du travail.