Suite à l’attaque antisémite d’une synagogue à Liège, Sarah Schlitz – cheffe du groupe Ecolo à la Chambre – s’inquiète de l’absence de mesures ambitieuses pour lutter efficacement contre l’antisémitisme grandissant dans notre société, qui passe notamment par les discours de haine en ligne.
Dans la nuit du 8 au 9 mars 2026, une explosion s’est produite devant la synagogue de Liège. Si cette attaque n’a heureusement fait aucun blessé, elle a causé des dégâts matériels importants et a créé un climat d’anxiété dans la communauté juive.
Cet après-midi, le ministre de l’Intérieur Bernard Quintin a répondu en commission aux questions de Sarah Schlitz, cheffe de groupe Ecolo à la Chambre, qui s’inquiète de l’absence de mesures structurelles de lutte contre l’antisémitisme, voire du recul du gouvernement en la matière.
En effet, Sarah Schlitz a rappelé le choix du ministre Beenders de fusionner les conférences interministérielles Égalité des chances, Lutte contre le racisme et Handicap. Ce projet est un recul, tant ces trois thématiques nécessitent des réponses spécifiques qui justifient une CIM dédiée. De la même manière, aucune réponse n’a été apportée concernant l’avancement du plan interfédéral contre le racisme NAPAR.
Le gouvernement peut finalement se vanter d’une seule action : une étude sur l’antisémitisme en ligne… qui a en réalité été commandée à l’initiative de Sarah Schlitz en sa qualité de secrétaire d’État !
Le ministre a simplement rappelé sa volonté de déployer des militaires en rue, notamment pour sécuriser davantage les lieux de culte et libérer les policiers qui occupent actuellement ces fonctions. Le ministre en a également appelé à la responsabilité individuelle dans la lutte contre l’antisémitisme.
« Déployer des militaires dans les rues, ce n’est pas une politique de lutte contre l’antisémitisme. C’est une réponse sécuritaire qui ne s’attaque pas aux causes structurelles du problème. Ce dont nous avons besoin, ce sont des politiques ambitieuses pour combattre la haine antisémite, notamment celle qui prolifère en ligne, en soutenant et en travaillant avec les associations de personnes concernées », déclare Sarah Schlitz.
Dans un contexte où les discours de haine circulent massivement sur les réseaux sociaux, ces violences ne surgissent pas de nulle part. Elles s’inscrivent dans un climat de banalisation des propos antisémites qui peut mener à des agressions ou à des attaques ciblées. Selon les chiffres d’Unia, 70 dossiers liés à l’antisémitisme sont actuellement ouverts et 192 signalements ont été recensés en 2025, principalement pour des discours de haine, en particulier en ligne.

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