À la demande du groupe Ecolo-Groen, la Chambre des représentants organisera désormais chaque année, le 15 juillet, une cérémonie de commémoration en hommage aux victimes de la crise climatique. Une décision symbolique forte qui intervient à l’approche du cinquième anniversaire des inondations dévastatrices et meurtrières de juillet 2021.
Le 14 juillet prochain, cela fera cinq ans que des pluies de très grande intensité provoquaient des inondations meurtrières en Belgique et dans plusieurs pays européens. Cette catastrophe a coûté la vie à près de 200 personnes en Europe, dont 39 dans notre pays. Les images de la vallée de la Vesdre dévastée restent gravées dans nos mémoires.
À l’initiative d’Ecolo-Groen, la Chambre avait déjà adopté en mai 2024 une résolution demandant que le 15 juillet devienne officiellement une Journée nationale de commémoration des victimes de la crise climatique, en écho à la Journée européenne instaurée en 2023. Le groupe écologiste avait récemment sollicité le président de la Chambre afin qu’une cérémonie d’hommage soit organisée au sein de l’institution parlementaire. Cette demande a été acceptée.
« Les victimes des inondations de 2021 ne doivent jamais être oubliées. Derrière les chiffres, il y a des vies fauchées, des familles endeuillées, des quartiers entiers rasés. Cette cérémonie annuelle permettra de faire vivre leur mémoire et de rappeler que la crise climatique n’est pas une menace lointaine : elle frappe déjà nos territoires et nos concitoyens, des actions doivent être entreprises pour éviter de nouveaux drames », souligne Sarah Schlitz, cheffe du groupe Ecolo à la Chambre.
La première cérémonie se tiendra le 15 juillet prochain au Parlement fédéral. Pour Ecolo-Groen, cette commémoration constitue un devoir de mémoire envers les victimes, mais aussi un rappel de la responsabilité collective face à l’accélération des dérèglements climatiques et à leurs conséquences humaines.
« Commémorer, c’est reconnaître la souffrance de celles et ceux qui ont perdu un proche, leur maison ou leur activité. C’est aussi se souvenir que ces catastrophes ont des causes et qu’elles nous obligent à agir », conclut Sarah Schlitz.

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