La majorité Arizona a rejeté aujourd’hui en commission de la Chambre une proposition de loi visant à interdire les PFAS. Un vote incompréhensible alors que ces polluants éternels contaminent nos sols, notre eau et nos organismes, avec des conséquences néfastes de plus en plus documentées pour la santé.

« Pendant la campagne électorale de 2024, Les Engagés ont multiplié les déclarations indignées sur les PFAS et n’ont cessé d’attaquer les ministres écologistes sur ce dossier. Aujourd’hui, après plus d’un an au pouvoir, ils votent contre une loi qui aurait pu protéger les citoyens », dénonce Sarah Schlitz, cheffe du groupe Ecolo à la Chambre.

Alors que des milliers de citoyens vivent déjà avec les conséquences de cette pollution, l’Arizona préfère renvoyer systématiquement la responsabilité vers l’Europe. Pourtant, rien n’empêche la Belgique d’agir dès aujourd’hui sur les sources de contamination. D’autres Etats membres l’ont fait. À force d’attendre que d’autres décident à leur place, le gouvernement laisse les PFAS s’accumuler dans notre environnement.

En Wallonie, leur ministre de l’Environnement a récemment choisi d’assouplir certaines contraintes imposées à TotalEnergies sur le site de Feluy, malgré les préoccupations environnementales et sanitaires exprimées localement. Une fois au pouvoir, les grands discours sur la fermeté face aux pollueurs semblent avoir laissé place à une tout autre attitude.

« Quand ils étaient dans l’opposition, les PFAS constituaient une urgence sanitaire. Depuis qu’ils gouvernent, c’est devenu un dossier qu’il faudrait reporter à plus tard. Pourtant, chaque année d’inaction rendra la dépollution plus difficile et plus coûteuse. Selon une étude, la facture des PFAS pourrait atteindre 76 milliards d’euros sur les vingt prochaines années. Au-delà du coût humain dramatique, ce sont les générations futures qui paieront le prix de cette passivité, à travers les coûts de dépollution mais aussi les conséquences sanitaires de cette contamination. Face à un enjeu majeur de santé publique, l’Arizona choisit une nouvelle fois l’immobilisme », conclut Sarah Schlitz.